Les 7 astuces pour bien choisir son syndic de copropriété

Avoir un syndic de copropriété est obligatoire. C’est lui qui gèrera la copropriété au quotidien et mettra en œuvre les décisions prises par l’ensemble des copropriétaires lors des AG.

Changer de syndic en cours de mandat peut s’avérer compliqué, alors autant bien le choisir dès le départ.

Nous vous donnons 7 astuces pour choisir le bon syndic :

 

1. Faire jouer la concurrence entre syndic de copropriété

Rien de mieux que la mise en concurrence des syndic entre eux pour vous faire une idée de leurs services et de leurs prix. Cela vous donnera également des billes dans la négociation si vous estimez qu’une prestation est trop chère. Sachez également qu’il existe des courtiers en syndics.

 

2. Choisir un syndic adapté aux besoins de votre copropriété

Un syndic peut gérer en moyenne 30 à 45 copropriétés réparties sur 1 500 lots. Renseignez-vous en amont pour savoir combien le syndic gère de copropriété pour vous assurer qu’il ne dépassera pas ses capacités, sinon vous risquerez d’en pâtir dans la gestion au quotidien.

Un gros cabinet aura plus de moyens techniques et sera plus apte à s’occuper de votre copropriété si celle-ci est composée de nombreux lots ou bâtiments. A l’inverse, vous pourrez opter pour un cabinet plus modeste si vous êtes une petite copropriété.

 

3. Vérifier la durée du contrat de syndic

Un syndic peut être nommé pour 3 ans maximum. Vérifiez donc bien que votre contrat le stipule, toute clause contraire serait nulle.

 

4. Lire attentivement les clauses du contrat

Nous vous conseillons de lire attentivement le contrat fourni par le syndic. En effet si ces derniers sont tenus d’utiliser un contrat type dont les clauses ont été définies par le décret du 26 mars 2015, certains trichent encore. Toutes les prestations courantes doivent être incluses dans le forfait de base, notamment :

  • La tenue de l’AG pour une durée de X heures sur une plage horaire définie
  • Les visites de la copropriété (nombre de visites, durée, présence ou non du président du conseil syndical, rapport)
  • Les frais de reprographie et administratifs
  • La gestion des sinistres

Vous pouvez ensuite inclure ou exclure certaines prestations en discutant avec le syndic.

 

5. Contrôler les éventuels frais exceptionnels

De la même manière, assurez-vous que si une prestation est qualifiée d’exceptionnelle, ce soit bien le cas, et que les tarifs communiqués par le syndic ne soit pas surévalués. Pour cela vous pouvez encore une fois, faire faire des devis par d’autres syndic pour comparer.

 

6. Mentionner une clause de révision annuelle des tarifs

Il est important de mentionner que les tarifs pourront éventuellement être revus tous les ans. Une clause doit être prévue à cet effet. Cette clause de révision figure dans une très large majorité des contrats ; néanmoins si elle ne fait pas référence à un indice, cela la rend illicite.

 

7. Vérifier la capacité de votre syndic de copropriété

Dans le cas ou votre syndic fait faillite, il devra rembourser les fonds de la copropriété. C’est pourquoi il est important de vérifier sa capacité financière. Assurez-vous également que le syndic a souscrit à une assurance responsabilité civile professionnelle.

 

Vous voilà parer pour choisir votre syndic ! N’oubliez pas également de faire jouer le bouche-à-oreille et recueillir des témoignages. Les avis des proches sont souvent de bons indices.