Depuis l’annonce de Marc Zuckerberg, en octobre dernier, de renommer Facebook en Meta et de se lancer dans le développement de nouveaux « métavers », la côte de ces univers numériques est montée en flèche. Et dernièrement, c’est notamment le marché immobilier du métavers qui a suscité de nombreuses réactions à la suite d’acquisitions de terrains virtuels pour des sommes records.

Qui sont les investisseurs immobiliers du métavers ? Comment pourrait évoluer ce marché immobilier virtuel ?

Immobilier dans le metavers

 

L’envolée des transactions immobilières dans le métavers

La dernière semaine de novembre a été une semaine historique pour le marché immobilier du métavers. Et pour cause, d’après les données publiées par DappRadar, plus de 100 millions de dollars ont été dépensés, en une seule semaine, pour l’acquisition de terrains virtuels sur les 4 principaux sites du métavers. Il s’agit des univers nommés The Sandbox, Decentraland, Cryptovoxels et Somnium Space.

Parmi ces acquisitions immobilières, on retiendra notamment :

  • Republic Realm, une entreprise new-yorkaise, qui a acquis un terrain sur The Sandbox, pour 4,3 millions de dollars. Il s’agit actuellement du record pour un bien immobilier virtuel.
  • com, une entreprise spécialisée dans les cryptomonnaies, a quant à elle acquis, via sa filiale Metaverse Group, 116 parcelles (d’environ 5m² chacune) sur Decentraland. Ce terrain virtuel, d’une superficie totale de 565m², aura coûté à l’entreprise 618 000 MANA (une cryptomonnaie utilisée sur Decentraland), soit environ 2,4 millions de dollars.

 

Agences immobilières virtuelles : à quoi faut-il s’attendre ?

Metaverse Group, dont Tokens.com possède 70% du capital, est la première agence immobilière du métavers. Metaverse Group dispose, en effet, de plusieurs terrains et propriétés dans les métavers les plus connus. La société acquiert, développe, gère, et fait la promotion de ces biens immobiliers virtuels. Tout comme le ferait une agence immobilière telle qu’on les connaît dans le monde physique finalement.

Et tout comme pour l’acquisition de biens immobiliers physiques, les investisseurs immobiliers du métavers sont en compétition sur les meilleurs emplacements. L’emplacement du bien immobilier, reste donc, dans un monde physique comme virtuel, le critère essentiel d’une acquisition immobilière.

C’est d’ailleurs pour cela que les parcelles achetées par Metaverse Group se situent dans le quartier de la mode de Decentraland. Elles seront, selon Tokens.com, « développées pour répondre à la demande croissante des marques de mode de présenter des marchandises numériques dans le métavers ».

Si nous n’en sommes pas encore à faire notre shopping dans des magasins de mode virtuels (bien qu’un sac à main Gucci se soit vendu plus cher dans le métavers que sa version physique), l’immobilier virtuel fonctionne d’ores et déjà comme un actif financier. Il est tout à fait possible de construire sur un terrain numérique, de le louer, ou encore de le vendre.

 

Métavers : Comment acquérir un bien immobilier virtuel ?

metavers : casque de réalité virtuelleSi la définition du métavers évolue encore constamment, on le définit généralement comme un réseau d’espaces virtuels interconnectés. Il s’agit alors d’un monde virtuel où les utilisateurs peuvent interagir ensemble en 3D, sans se trouver dans le même espace physique. Le métavers fait notamment appel à deux technologies récentes : la réalité augmentée et la réalité virtuelle.

Les utilisateurs de Decentraland par exemple peuvent alors acheter ce que l’on appelle des NFT (jetons non fongibles) sous forme de parcelles. Ces NFT agissent comme un document virtuel permettant à l’acquéreur de devenir propriétaire de biens virtuels. La technologie « blockchain » assure la sécurité et la transparence des transactions.

 

Les prix immobiliers du métavers

Combien ces biens immobiliers virtuels seront-ils revendus ou loués aux utilisateurs ? Les investisseurs immobiliers du métavers pourront-ils rentabiliser leurs acquisitions ? Il est pour le moment impossible de répondre à ces questions, puisque cela dépendra du nombre de visiteurs sur ces plateformes virtuelles. Certains craignent alors la première bulle immobilière numérique, si les utilisateurs ne sont pas au rendez-vous, tandis que d’autres parlent d’une opportunité semblable aux biens immobiliers physiques. C’est le cas d’Andrew Kiguel, CEO de Tokens.com, ayant travaillé pendant 20 ans comme banquier d’investissement dans le secteur immobilier.

Néanmoins, les prix immobiliers du métavers grimpent incontestablement en flèche depuis maintenant plusieurs mois. Il n’y a qu’à voir les dernières acquisitions que nous avons évoqué dans cet article. Mais déjà en mars 2021, le site bloomberg.com annonçait que le prix moyen d’une parcelle de Decentraland avait triplé en un an, et que celui d’un terrain sur Cryptovoxels était passé de 821 $ à 3 895 $ sur les trois premiers mois de l’année seulement.

Autre fait certain également, c’est que nous avons trop peu de recul sur le métavers pour l’instant pour affirmer comment les prix de cet immobilier virtuel évoluera sur les prochaines années.

 

Seriez-vous prêt à investir dans l’immobilier du métavers ?