• 8 étapes pour vendre entre particuliers

8 étapes pour vendre entre particuliers

Cet article a pour but de guider les personnes qui souhaitent vendre leur bien immobilier par elles-mêmes, entre particuliers, et de leur permettre de mettre toutes les chances de leur côté pour vendre dans les meilleures conditions.

1. Rédaction de l’annonce

Nous vous recommandons de suivre ce modèle :

Code postal, ville, 3 atouts maximum en majuscule (ex : BELLE VUE, BALCON, JARDIN…), surface totale, descriptif (entrée, séjour, chambre(s), salle de bains, wc…), équipements, transports, commerces, environnement.

Exemple :

75001 PARIS. TERRASSE 30M2­ EXPO. SUD — CALME. Cet appartement en bon état, d’environ 110 M2 se compose d’une entrée, d’un vaste séjour donnant sur la terrasse, d’une cuisine aménagée indépendante (possibilité d’ouvrir sur le séjour), de 3 chambres avec placard dont une suite parentale avec salle de bains, d’une salle d’eau et de 2 wc. L’appartement possède de nombreux rangements, d’une CAVE et possibilité PARKING. À proximité immédiate du métro et des commerces. Secteur très agréable, écoles proches.

2. Rangements pour la prise de photos

La prise de photos est un élément déterminant pour la vente de votre bien immobilier et fera en grande partie venir ou non les acquéreurs potentiels. Voici nos conseils pour prendre des photos réussies :

  1. Rangez votre bien : les jouets des enfants, le plan de travail de la cuisine, la salle de bains, fermez les placards, retirez tout ce qui traîne. Cela crée de l’espace et les acheteurs se projetteront plus facilement.

  2. Il est important que vous ouvriez les volets ou les rideaux et qu’il fasse jour pour la prise de photos.

3. Prise de photos

La première idée que se font les acquéreurs potentiels passe par vos photos. Démarquez­-vous des autres annonces en prenant de belles photos et en ajoutant si possible un plan (ou croquis). Mettez la plus belle photo en première position (exemples : balcon, jardin, séjour).

Angle de vue :

  1. À mi-­hauteur entre le sol et plafond.
  2. Les photos doivent être droites et non penchées (le rendu sera plus agréable).
  3. En direction des fenêtres, sinon les acheteurs pourraient penser que vous avez du vis­-à-­vis.
  4. Si possible, n’allumez pas vos lumières, sinon les acheteurs pourraient penser que votre bien immobilier est sombre.
  5. Une pièce comporte 4 murs, vous devez dans la mesure du possible prendre une photo avec 2 pans de mur et non 3 pour ne pas rendre la pièce étroite (voir schéma ci­-dessous).
  6. Mettre un plan (ou croquis) en tant que photo augmentera vos chances de vendre. L’acquéreur potentiel pourra se projeter davantage (ouvrir la cuisine, faire une chambre supplémentaire etc…). Nous vous conseillons de suivre ce lien pour une réalisation simple et rapide : http://www.archifacile.fr
Angle pour prise de photos immobilières

À éviter :

Ne prenez pas de photos avec la télévision allumée, des pièces trop chargées, les wc ou quand il fait nuit (même avec les lumières allumées).

4. Les documents nécessaires pour la vente

N’attendez pas d’avoir une offre d’achat pour regrouper l’ensemble des documents nécessaires à la signature d’un compromis de vente !

Vous risqueriez de perdre votre acquéreur.
Lorsque vous recevez une offre d’achat, votre acquéreur continue de visiter d’autres biens immobiliers jusqu’à la signature du compromis.
Pour signer le compromis de vente au plus vite et engager contractuellement votre acquéreur, il convient de réunir toutes les pièces nécessaires dès la mise en vente.

Documents nécessaires lors de la vente de votre bien immobilier (se référer à la Loi ALUR) :

  • Taxe foncière
  • Titre de propriété

Dans une copropriété (exemple : appartement) :

1. Diagnostiques immobiliers (contactez un diagnostiqueur) : surface Carrez, DPE (diagnostic de performance énergétique), amiante, plomb, termites, électricité.

2. Appels de fonds (contactez votre syndic)£

3. Carnet d’entretien (contactez votre syndic)

4. Pré-état daté (contactez votre syndic)

5. Règlement de copropriété (contactez votre syndic)

Hors copropriété (exemple : maison) :

1. Diagnostiques immobiliers (contactez un diagnostiqueur) : surface Carrez, DPE (diagnostic de performance énergétique), amiante, plomb, termites, électricité.

2. Information sur le système d’assainissement.
Pour plus d’informations, nous vous conseillons de vous rapprocher de votre notaire.

5. Organisation des visites

Quand faire visiter ?

Idéalement, faites visiter en journée : les acquéreurs potentiels arrivent à mieux se projeter et la question de la luminosité est souvent un point important qui ne peut se vérifier qu’en journée.

Regroupez les visites

Cette étape est primordiale ! Faites en sorte que les visites se suivent sur une même journée ou demi-journée, cela créera un intérêt commun pour votre bien immobilier. Il est plus pertinent que les acheteurs se croisent lors des visites plutôt que de leur dire oralement « il y a eu d’autres visites ».
Créer le sentiment de mise en concurrence entre les acquéreurs augmentera vos chances d’avoir une offre d’achat satisfaisante et une négociation plus faible.

Durée des visites

Nous estimons que 20 minutes suffisent pour une visite, même si cette durée dépend bien évidemment de la surface de votre bien. À l’issue du rendez-­vous, échangez avec votre interlocuteur en le raccompagnant vers la sortie jusqu’à l’arrivée de la prochaine visite.

6. Déroulé d’une visite

Avant de commencer la visite :

Les recommandations sont les mêmes que pour la prise de photos : volets ou rideaux ouverts, affaires du quotidien rangées, télévision éteinte …

Pendant la visite :

  • Mettez les acquéreurs potentiels à l’aise : faites en sorte qu’ils retirent leur manteau ou leur sac, ils se sentiront mieux et auront moins l’impression de vous gêner dans votre quotidien.
  • ­ Il y a essentiellement 2 types de potentiels acquéreurs :
  1. Ceux qui ont besoin que vous les accompagniez : leur ouvrir les portes, les guider (comme si vous les preniez par la main).
  2. Ceux qui ont besoin de visiter par eux-­mêmes : dans ce cas c’est presque l’inverse, c’est vous qui suivez le visiteur, ne soyez pas trop intrusif, il vous posera des questions par lui­-même.

À vous donc d’identifier la nature de votre acquéreur et de vous adapter pour gérer au mieux la visite !

Fin de la visite :­ ­

­

  • Finissez les visites par la pièce la plus agréable (séjour ou jardin). Évitez de rester dans une chambre si c’est la dernière pièce que vous venez de faire visiter et revenez dans une pièce plus agréable pour discuter, de préférence dans le séjour.
  • Dans cet ordre­-là : demandez-­leur s’ils ont des questions ? si cela correspond à leur recherche ? s’ils souhaitent revisiter ?
    Enfin, donnez-­leur votre adresse mail dans le cas où ils seraient intéressés pour vous faire une offre d’achat et dites-­leur que vous restez à leur disponibilité pour plus de renseignements.
  • Accompagnez-­les jusqu’à la sortie (porte de l’immeuble si vous habitez dans un appartement ou jusqu’au portail si vous habitez dans une maison). Si vous avez une visite qui se suit, il est important que les personnes qui viennent de visiter votre bien immobilier croisent les autres potentiels acquéreurs qui arrivent.

7. Offre d’achat et négociation

Généralement, les acquéreurs potentiels vont vous demander si le prix de votre bien immobilier est négociable. Les vendeurs ne savent pas toujours comment répondre à cette question.

Essayez de ne répondre ni par oui, ni par non, demandez-­leur qu’ils vous fassent une offre d’achat en précisant leur plan de financement, même approximatif s’il n’est pas encore défini. Demandez-leur soit par papier ou par mail (le fait d’écrire l’offre d’achat implique davantage les acquéreurs potentiels dans le processus d’achat).

Dans le cas où à la fin de la visite les acquéreurs potentiels n’aborderaient pas le sujet de l’offre d’achat, c’est à vous d’amener le sujet sans être insistant. Proposez­-leur une revisite et s’ils souhaitent, de faire une offre d’achat par écrit sur feuille blanche ou par mail.

8. Signature du compromis de vente

Mettez-­vous en relation avec votre notaire, celui-­ci s’occupera de récupérer les documents nécessaires à la constitution du dossier pour la signature du compromis de vente.

Dans le compromis de vente (ou “promesse synallagmatique de vente”), vendeur et acheteur s’engagent l’un comme l’autre à conclure la vente à un prix déterminé en commun.
Si l’une des parties renonce à la transaction (hors conditions suspensives), l’autre peut l’y contraindre par voie de justice, en exigeant de surcroît des dommages et intérêts.

La signature du compromis s’accompagne du versement par l’acquéreur d’une somme comprise entre environ 5% et 10% du prix de vente. Appelée dépôt de garantie (ou séquestre), elle s’imputera sur le prix lors de la signature de l’acte notarié.

Merci d’avoir lu ! Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à le partager !

Date de mise à jour : 01/08/2018

Par | 2018-08-01T17:33:55+00:00 18 janvier 2017|Vente immobilière|